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les salles mythiques de Paris

Cette évocation des salles parisiennes, sans lesquelles la chanson française n'aurait peut être pas connu le même essort, ne se veut pas exhaustive. Pour la plupart de celles  qui en disposent , je ne peux que vous renvoyer sur leur site internet  qui vous permettra d'en savoir beaucoup plus, de consulter la programmation, et parfois de réserver vos places.


L'A.B.C.

L'ABC, music-hall parisien de 1000 places aujourd’hui disparu, se situait 11 boulevard Poissonnière. Construit en 1929, l’établissement originellement nommé Plaza puis Pavillon, avait pour ambition de relancer le music-hall. Pour cela, il ouvrait de quatorze heures à minuit et présentait douze numéros.

Il devint ainsi rapidement le premier music-hall permanent de Paris. Racheté en 1934 par Mitty Goldin, le Plaza, renommé l’ABC, devient alors le temple du music-hall et le passage obligé pour la consécration. Tino Rossi, Édith Piaf, Charles Trenet y font leurs débuts. D’autres, comme Lys Gauty, Pierre Dac, Mireille, Suzy Solidor, Lucienne Boyer, Marianne Oswald, Réda Claire, Léo Marjane et Rina Ketty y trouvent la notoriété. En 1938, Mistinguett choisit l’ABC pour sa rentrée parisienne tandis que Mayol y fait ses adieux. Pendant l’Occupation, de nouveaux talents, comme Lucienne Delyle, Francis Blanche, Georges Guétary et Yves Montand, se révèlent à l’ABC. En 1945, Maurice Chevalier y fait sa rentrée. En 1949, Mitty Goldin s’associe avec Léon Ledoux. La priorité est peu à peu donné à l’opérette, d’abord avec la P’tite Lili, d’Édith Piaf et Eddie Constantine. Le succès pendant quarante mois de l’opérette  la Route fleurie de Francis Lopez remet en cause la programmation classique de l’ABC. Goldin se retire en 1955, laissant la direction à Ledoux qui en fait essentiellement un théâtre d’opérette., mais l’établissement est sur le déclin, concurrencé depuis 1954 par l’Olympia de Coquatrix, l’Alhambra-Maurice Chevalier depuis 1956 et Bobino. Les derniers succès de l’ABC sont les récitals de Léo Ferré et de Fernand Raynaud en 1962 et l’ opérette écrite par Tino Rossi, le Temps des guitares en 1963. Cédé par Ledoux en 1964, l’ABC devient un cinéma qui, en 1981, laisse place à un établissement de restauration rapide.


L'Olympia de Paris

le music hall incontournable

L'Olympia est une salle mythique connue de tous, et elle est située 28, boulevard des Capucines, dans le 9ème arrdt de Paris. Fondé en 1888, l'Olympia est le plus vieux music-hall de la capitale.

Après avoir connu une période de déclin pendant laquelle il sera transformé en cinéma à partir de 1929, ce n'est qu'en 1954 qu'il sera rendu à sa vocation première par Bruno Coquatrix, qui en fera un temple du music-hall. Toutes les grandes vedettes nationales et internationales se produiront sur les planches de l'Olympia. Mais quarante ans plus tard, menacé d'être détruit et transformé en parking, il fut sauvé en 1993 par le Ministre de la Culture Jack lang, qui le fit classer au patrimoine culturel de la France. Il fut donc reconstruit,  et après deux ans de travaux on pût à nouveau admirer sur le même emplacement, la célèbre façade reconnaissable  à ses grandes lettres rouges. En 2001, Vivendi Universal rachète la salle de spectacle, et Pascal Nègre a confié la direction de cette PME de 44 personnes, à Arnaud Delbarre.

Les travaux effectués dans le cadre de la reconstruction de l'ensemble immobilier dureront deux ans, et la salle de 2000 places sera reconstruite à l'identique, seulement déplacée de quelques mètres. Le couloir d'accès sera plus long mais on s'en rend à peine compte, la scène sera agrandie de 14 à 18 mètres, et les loges sont plus spacieuses et confortables, tandis que les coulisses et la technique seront conçues de façon plus moderne. Le foyer a conservé son bar style " années 50", et l'ancienne salle de billard, toute en tableaux de céramique, a été entièrement reconstituée. Les fauteuils sont toujours rouges, les murs noirs et le plafond bleu, et l'ambiance générale est restée la même. 

Cette nouvelle salle sera ouverte au public le 15 octobre 1997 et inaugurée pour la seconde fois par Gilbert Bécaud,  comme il l'avait déjà fait en 1954 avec Lucienne Delyle !

Très utile avant de réserver pour un spectacle, je vous ai placé le plan de la salle. Pour y avoir assisté à plusieurs concerts, je vous conseille le premier rang de la mezzanine de face, ou légèrement à gauche ou à droite, la vue sur la scène est superbe, surtout si vous voulez faire quelques photos. Voici un lien vers le site de l'Olympia, très commode pour consulter la programation et réserver vos places. Le système de réservation attribue les meilleures places disponibles dans la catégorie choisie, et elles sont visualisées et clignotent sur le plan ! C'est vraiment très pratique.  http://www.olympiahall.com

Le Golf Drouot

le temple du rock'n'roll !

Cette salle devenue une véritable institution était un golf miniature, situé au premier étage du 2 rue Drouot à Paris, au dessus du café d'Angleterre devenu aujourd'hui un MacDo. Henri Leproux eut l'idée d'en faire un lieu de rendez-vous musical pour les jeunes. Le fameux "tremplin", était une petite scène installée en mars 1962, et sur laquelle vont défiler, non seulement  toutes les vedettes de la vague yéyé, mais aussi des groupes amateurs auxquels Henri Leproux voulait donner une chance tous les vendredis soir. Plus de 6000 groupes s'y produiront ! C'est là que j'avais été voir mon copain victor et ses "silver stars" alors qu'ils accompagnaient Vigon ! 

Juste avant que ce dernier ne change pour les lemons. Le golf drouot a fermé définitivement ses portes en 1981. Si vous voulez en savoir plus sur le golf drouot vous pouvez consulter cet excellent site : http://www.golfdrouot.ifrance.com  

Le Palais des Sports

une salle polyvalente

Cette salle construite en remplacement de l'ancien Veld'Hiv, a été une innovation architecturale en même temps qu'une prouesse technique,  avec un  dôme dont la structure autoportante est en aluminium. Ouverte au public en 1960, elle sera  la première salle polyvalente à pouvoir accueillir plus de 4000 spectateurs.

Dès juin 1961 elle accueillera le festival rock avec les Chaussettes Noires, Richard Anthony, Danny Boy et ses Pénitents. . www.palaisdessports.com


Le Grand Rex    la salle culte vouée au cinéma

 

Le grand Rex est situé 1 bd Poissonnière, sur "les grands boulevards" à proximité de l'Opéra de Paris. Construit en 1932 par l'architecte Bluyssen, sous l'impulsion du producteur de cinéma Jacques Haïk, il est le seul grand cinéma de la belle époque à avoir été conservé. Une façade typiquement "art-déco", un plafond bleu nuit scintillant d'étoiles, un intérieur au décor méditerranéen baroque, et une scène de 18 mètres en font une salle sans pareille. Conçu à l'origine pour recevoir 3300 spectateurs, il était sans conteste le plus grand cinéma d' Europe. En 1957, il est le premier à se doter d'un escalator en remplacement de ses ascensseurs.  Son réaménagement avec des fauteuils vraiment très confortables, a fait passer sa capacité à 2650 places. Non content de poursuivre sa vocation de cinéma très prisé des parisiens, il accueille également des spectacles de music-hall. Pour tout savoir sur la programmation, l'historique, la visite,  le plan de salle, il faut absolument aller voir sur son site : http://www.legrandrex.com .

        


BOBINO

le théatre de la chanson et du rire

Bobino a gardé le nom de son premier propriétaire qui était prestidigitateur et qui y donnait des spectacle de magie. Construit en 1918 au 20 rue de la Gaité à Paris 14ème, il fut successivement guinguette, puis café-concert, et enfin cette salle devint, au terme d'aménagements successifs, un music-hall pouvant accueillir 1100 spectateurs.

Les plus grandes vedettes de la chanson française s'y sont produites, Edith Piaf, Léo Ferré, Anne Sylvestre, Jean Ferrat, Juliette Gréco, Claude Nougaro, et beaucoup d'humoristes comme Fernandel, Fernand Raynaud, Thierry le Luron, Coluche, Guy Bedos. J'y ai applaudi Georges Brassens à deux reprises (photo de gauche). Malheureusement le Bobino des origines a disparu en 1985, pour laisser la place à un ensemble immobilier dans lequel une salle de plus petite taille a été reconstruite, pouvant accueillir 600 personnes avec une scène de 12 mètres. Cette nouvelle salle, propriété dans un premier temps de Philippe Bouvard, a accueilli l'émission TV "les grosses têtes". En 2006, le producteur de spectacles Gérard Louvin vient d'y effectuer de nouvelles transformations pour en faire un cabaret restaurant splendide que l'on peut admirer sur le site internet :  http://www.bobino.fr


L'écluse

le cabaret rive gauche

Situé au 15 du quai des Grands Augustins dans le 6ème arrdt de Paris, c'est un ancien bistrot de mariniers.

Des années 1950 à 1960, cette petite salle toute en longeur pouvant contenir une soixantaine de personnes, vit débuter des jeunes artistes inconnus, chanteurs, comédiens, musiciens, mimes, ou humoristes.

Barbara, Jacques Brel, Léo Ferré, Raymond Devos, Pierre Vassiliu, Serge Lama et bien d'autres (mais la liste est trop longue), y ont fait leurs premiers pas. C'est aujourd'hui un bar à vins. Un site intéressant pour en savoir plus : http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html

 


L'ALHAMBRA - MAURICE CHEVALIER

Il était situé près de la place de la République à Paris, au 50 rue de Malte. Succèdant à une salle précédente détruite par un incendie en 1925, l'Alhambra avait été reconstruit avec encore plus de luxe en 1931. On y donnait en alternance des spectacles de music-hall, des séances de cinéma et des représentations d'opérette.

Dans les années 40 et 50, les plus grands artistes de l'époque s'y produiront, Mistinguet, Ray Ventura, Lucienne Boyer, Django Reinhardt, André Claveau, etc...

Dans le courant des années 50, il est rebaptisé Alhambra-Maurice Chevalier en l'honneur de l'une des plus grandes vedettes du music-hall. Il devient un temple du jazz, accueillant les plus artistes du jazz comme Sydney Bechet, Oscar Peterson, Ella Fitzgerald, Claude Luter, Dizzy Gillepsie, Duke Ellington, Stéphane Grapelli, ainsi que des artistes de variété comme Charles Aznavour, Michel Legrand, Henri Salvador.

Le 20 septembre 1960, Johnny Hallyday est "vedette anglaise" du spectacle de Raymond Devos. Les adultes du parterre crient au scandale. Au premier rang, Henri Salvador lance: "Sortez-le! C’est affreux! Quel guignol !". Aux balcons, les gamins hurlent de plaisir. Claude Sarraute, dans Le Monde, avoue avoir pris "le plaisir fait d’étonnement et d’intérêt mêlés que procure une visite aux chimpanzés du zoo de Vincennes". Mais Raymond Devos menace de quitter l’Alhambra si son directeur limoge Johnny après cette première séance tumultueuse, et Maurice Chevalier vient le féliciter dans sa loge. Johnny interprétera pendant 3 semaines, T'aimer follement, Souvenirs, souvenirs, J'suis mordu, Tutti frutti, et Laisse les filles.

Malhjeureusement ce Music-Hall fermera ses portes en 1967 et sera démoli.

Un nouvel Alhambra plus modeste vient d'être recontruit à 100 mètres de là au 21 de la rue Yves Toudic et reprend une programation musicale intéressante. Pour visiter le site du nouvel Alhambra c'est ici : http://www.alhambra-paris.com/

sources : articles de presse - Wikipédia - l'Internaute - les sites du Rex, de l'Olympia, de Bobino, du Palais des Sports.

 

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